Elle en parle : Comment j'ai vaincu mon anémie

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Il y a trois mois j’ai découvert que j’avais une carence en fer. Pire que ça, j’étais anémiée. Je n’avais plus aucune réserves de fer dans le sang, j’étais épuisée et au bord du burn out. Dans cet article, je reviens sur cette situation particulière et sur ce que j’ai appris. 

Savoir identifier les premiers signes de l’anémie :

J’ai commencé à sentir les premiers signes de fatigue en 2016, lors de ma première année de classe préparatoire. J’avais régulièrement des « coups de mou » que je n’ai pas tout de suite interrogés. Pour moi, c’était le prix à payer pour tenir le rythme. Quelque part, je n’avais pas complètement tord. Je commençai pourtant à perdre mes cheveux (qui chutaient partout et restaient en poignées dans mes mains), j’étais pâlotte et souvent épuisée en fin de journée, je n’avais plus la force de sortir avec mes amis ni de faire du sport. 
Je me suis inquiétée suite aux deux malaises qui se sont passés entre mes deux années de classe préparatoire. La première année n’était finalement qu’un avant-goût de ce qui allait suivre. 

Comme la deuxième année de classe préparatoire est aussi l’année la plus difficile des deux et la plus stressante (il y a le concours à la fin de l’année !), mon rythme de vie s’est accéléré, je dormais moins, je n’avais plus le temps de me préparer à manger, je sautais des repas. Je n’arrivais pas à souffler et à prendre du temps pour moi dans la semaine, surtout pendant les périodes de révision des concours blancs et du vrai concours. 

C’était vraiment très intense et un investissement total. Chaque fois que je croisais un ami ou un membre de ma famille, j’avais la même remarque « t’as l’air crevée ! ». J’avais l’impression de passer une année encore plus éprouvante que mes camarades de classe, j’étais plus nerveuse, plus épuisée. Je ne me posais pas vraiment de questions, pensant que j’étais juste plus angoissée que la moyenne, moins en forme. Je continuais comme si de rien n’était, tombant malade une fois par mois. 

Les mois d’hiver furent un vrai parcours du combattant ! J’empilais les couches d’habit pour survivre au froid, mais je choppais tous les virus qui passaient ! Lors des révisions des concours à la fin de l’année, mes baisses de tensions me menaient presque à l’évanouissement, j’arrivais à tenir grâce au stress et à l’adrenaline. J’ai passé mon concours sans détermination ni réelle volonté : j’étais juste effrayée à l’idée de le rater. C’est ce qui me faisait tenir debout ! Et je ne me suis pas reposée la semaine après le concours, enchaînant soirées de libération, et festival... Trois jours après, je m’effondrai. J’ai passé une semaine sans pouvoir bouger de mon appartement, je pouvais à peine faire des courses, j’étais épuisée, vidée de mon énergie. Je restais la journée allongée au lit, sans vraiment comprendre ce qu’il se passait. Je n’étais pas malade, je n’avais juste plus envie de rien. Je me sentais triste et j’avais une totale perte de motivation. 

C’est à ce moment là que j’ai pris le temps d’aller voir un médecin pour lui demander de me prescrire un bilan sanguin. 

Il était impossible de continuer comme ça ! Il fallait que je sorte de mon trou et que je me soigne.

Combattre son anémie :

Une épopée minérale : COMBATTRE LA CARENCE PAR LE FAIRE

J’ai donc été faire une prise de sang avec un bilan sanguin complet. En allant chercher mes analyses, j’ai pu parler avec une biologiste qui m’a dit que j’étais carencée en fer et en vitamine b12. SURPRISE. Elle n’a cependant pas jugée utile de me signifier à quel point je l’étais NI ce que je devais faire. D’un air condescendant, elle m’a conseillé de « manger des lentilles » et d’aller « parler avec une nutritionniste ». Je décidai quand même de demander confirmation à un pharmacien, qui lui m’a conseillé de prendre des comprimés de fer. Je n’avais toujours pas de retour de mon médecin généraliste. C’est en allant le voir pour un autre motif qu’il m’a expliqué la situation. Il m’a montré mon taux de réserve de fer qui était de 5mg. 

« Quelqu’un de normal a 30mg de réserve de fer dans l’organisme. A partir de 12mg, on commence à s’inquiéter. Là, vous battez un record ! ». 

C’est étrange, mais je me suis sentie extrêmement soulagée ! J’identifiais enfin la cause de ma grande fatigue, et des aautres problèmes que j’avais rencontrés pendant mes années de classe préparatoire. Ce n’était pas moi qui clochait, mais bien mon corps qui déconnait complètement ! Le médecin m’a signifié que le manque de fer pouvait entraîner des baisses de motivation, et favorisait des périodes dépressives. J’étais au fond des chaussettes, et la chute totale d’adrénaline qui me maintenait debout m’avait assommée ! Je n’avais plus de réserve dans lesquelles puisées si je voulais faire le moindre effort physique, ni le moindre effort intellectuel. 

💪 J’étais devenue une vraie larve. Mais je savais désormais comment retrouver ma forme d’avant ! 💪 

Le médecin m’a rassuré sur mon régime alimentaire végétarien, il était très ouvert sur ce sujet. Il m’a signifié qu’un tel régime demande une vigilance accrue mais qu’il peut répondre aux besoin de l’organisme y compris les besoins en fer.

Je n’avais juste pas du tout fait attention. Je mangeais des aliments sans apports nutritifs. De plus, le stress et le rythme de la prépa exigeaient beaucoup du corps, il fallait le nourrir suffisamment pour qu’il surmonte l’épreuve. Ce que je n’ai pas fait ! Mon généraliste m’a donc prescrit des comprimés à prendre quotidiennement pendant 3 mois. Les effets secondaires sont assez chelou (je faisais caca vert 🤓…), mais j’ai eu la chance de bien les supporter. C’est loin d’être le cas de toutes les femmes : les doses de fer sont tellement élevées qu’elles sont difficiles à digérer. Les comprimés peuvent provoquer des dérèglements du système digestif et de violentes douleurs au ventre. Il faut aussi faire attention aux comprimés que l’on choisi : certains contiennent de la vitamine C, ce qui permet d’assimiler mieux le fer !
Si tu es anémiée ou carencée, ce n’est pas grave de ne pas trouver tout de suite le traitement idéal pour toi. Il existe beaucoup d’alternatives.

Ce petit épisode m’a fait devenir une obsessionnelle des teneurs en fer des différents aliments : je connais tout par coeur 🤘. Je suis beaucoup plus vigilante, je fais attention à ce que je mange, et je me sens vraiment en forme, comme je ne l’ai jamais été ! Ce qui me fait penser que ma carence durait depuis longtemps, et était probablement là avant le début de mon régime végétarien. Ceci dit, il est possible que j’ai un dérèglement de la flore intestinale causé par le stress et le surmenage (ce qui est très courant chez les femmes) qui provoquerait une mauvaise assimilation du fer que je mange. J’ai prévu de faire un bilan sanguin prochainement pour voir où j’en suis ! Il est recommandé dans ces cas d’en faire régulièrement pour voir comment évolue son petit métabolisme. 

Ce passage de ma vie m’a fait prendre conscience de l’importance de s’écouter

Ecouter les signes de son corps lorsqu’il nous dit que quelque chose cloche est primordial pour avoir une vie saine.  

Les périodes particulièrement intenses sont justement celles où il ne faut pas oublier la place du corps dans notre vie intellectuelle, sociale et cognitive ! 👁

Tu veux en savoir plus sur l’anémie ? Ca se passe 👉 ici. Et si tu veux des conseils pour apprendre à gérer ta carence ferriprive, ça se passe 👉 ici.



J’espère que cet article un peu particulier t’a plu ! 

N’hésite pas à parler de ton expérience en commentaire, car je sais que l'anémie touche beaucoup de femmes ! 
Nous attendons vos retours avec impatience ! ;)

Il faut remercier le magnifique travail de Clara Alary qui a illustré mon article de son beau dessin. Si tu veux découvrir son travail ça se passe 👉 ici

Pascaline de FEMPO