Le SCT : Syndrome du Choc Toxique

Si tu n’as pas le temps de lire cet article : on fait un point sur le Syndrome du Choc Toxique dont on entend partout parler. On explique en quoi cette maladie rare peut être associée aux protections hygiéniques internes, et quels gestes adopter pour s’en prémunir!


Depuis la médiatisation du syndrome du choc toxique par la mannequin Lauren Wasser, qui s’est fait amputé des deux jambes suite à un SCT, beaucoup de questions ont emergé ! Qu’est ce c’est exactement que lee SCT, comment peut-on le contracter ? Quel est le lien avec les tampons? Certaines protections sont-elles plus dangereuses que d’autres? On essaye d’y voir un peu plus clair!

De quoi parle-t-on ?

Le syndrome du choc toxique est une infection rare. En effet, on compte en moyenne une vingtaine de cas par an. C’est une infection provoquée par la libération de bactéries dans le sang, bactéries comme le staphylocoque doré, qui sont naturellement présentes dans la flore vaginale. Il peut donc arriver, dans de très rares cas, que ces bactéries se développent et libèrent des toxines, qui entrent alors dans la circulation sanguine, à travers la muqueuse utérine et provoquent un SCT.

Les syndromes du SCT sont de fortes fièvres, des éruptions cutanées, des maux de tête, des douleurs musculaires, des vomissements, et les conséquences peuvent être très graves.

Pourquoi fait-on un lien avec le tampon et la cup ?

Pour que les staphylocoques dorés puissent développer ces toxines (qui sont toxiques et provoquent un SCT) il faut qu’un milieu de culture leur soit favorable : c’est là que le rapport avec les tampons et les cups intervient. En effet, si le tampon est gardé trop longtemps, le sang, restant dans le vagin représente un milieu de culture favorable pour les staphylocoques. Idem pour la cup : le sang, maintenu à température ambiante dans le corps, stagne plusieurs heures, et favorise le développement de ces bactéries. Ce sont donc les dispositifs qui retiennent le sang le plus longtemps ou le plus ( en terme d’abondance) qui représentent un risque : tampons, tampons++, cups, éponges, etc.

Pour réduire les risques :

Les protections hygiéniques ne sont pas nécessairement dangereuses ! Toutefois, les médecins recommandent de se laver les mains avant et après la pause/retrait des cups ou tampons, et surtout, de changer de ces protections le plus souvent possible. Les boites de tampons indiquent que ces derniers peuvent être portés jusqu’à 8h sans problème, idem pour les cups.

Les médecins conseillent de garder les protections internes au maximum 4 à 6h et de ne pas dormir avec ! Car c’est souvent la nuit que l’on a tendance à garder ces protections plus longtemps


Voilà donc ce qui peut être dit sur le Syndrome du Choc Toxique. Il ne faut pas se faire d’angoisses inutiles mais il faut être conscientes des risques qui peuvent être associés à certains types de protection ! En appliquant les conseils des médecins, aucun soucis à se faire ! Si vous voulez en savoir plus sur le syndrome du choc toxique n’hésitez pas à consulter votre gynécologue, ou tout professionnel de la santé qui sera en capacité de vous répondre! N’hésitez pas non plus à commenter cet article, sur votre propre expérience ou si vous avez changé de méthodes de protection après vous être informées sur le syndrome du choc toxique !

FEMPO