Qu'est ce que le Trouble Dysphorique Prémenstruel (TDPM) ?

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Le trouble dysphorique prémenstruel est encore peu connu du grand public. Et pour cause, seulement 2 à 6% des personnes menstruées sont concernées. Il s’agit d’une atteinte psychologique du SPM très sévère se traduisant par une humeur dépressive. Mais la grande différence entre ces deux troubles menstruels réside au niveau de leurs symptômes. Le SPM se caractérise généralement par des signes physiques ou émotionnels, alors que les symptômes du TDPM sont principalement psychologiques.

Alors quels sont ces symptômes exactement ? Quelles sont leurs causes ? Et les traitements possibles ? On te dit tout dans cet article.

Quels sont les symptômes du TDPM ?

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme sévère du syndrome prémenstruel (SPM). Celui-ci est alors caractérisé par des symptômes d’ordre psychologique. À savoir ;

-       La dépression, le sentiment de désespoir ;

-       L’anxiété, la nervosité ;

-       L’irritabilité accrue ;

-       La labilité émotionnelle, les sautes d’humeur ;

-       Les idées suicidaires ;

-       Les problèmes de concentration ;

-       Le manque d'intérêt pour les activités habituelles ;

-       La fatigue intense ;

-       La suralimentation ou les fringales ;

-       Les troubles du sommeil (hypersomnie ou insomnie) ;

-       Le sentiment de perte le contrôle.

À cela peuvent également s'ajouter quelques symptômes physiques, comme une sensibilité au niveau de la poitrine, des douleurs articulaires ou une prise de poids.

À cause de tous ces symptômes, ce trouble perturbe le quotidien des femmes qui en souffrent (notamment dans le milieu social et professionnel). Et là, ce n’est pas tant la douleur physique qui les empêche de poursuivre leurs activités quotidiennes, mais plutôt leur état d’esprit à cet instant.

Si en plus, tu souffres de règles douloureuses, n’hésite pas à rejoindre la communauté FEMPO pour mieux vivre tes menstruations.

Et comme le trouble dysphorique prémenstruel touche principalement à la psychologie des femmes, il est trop souvent peu, voire mal diagnostiqué.

Comment diagnostiquer ce trouble ?

Le TDPM est souvent confondu avec le trouble bipolaire ou la dépression. Alors comme il est mal connu, on en parle peu. Pourtant les conséquences peuvent être très graves et aller parfois jusqu’à des tentatives de suicide.

Il est donc important de bien le diagnostiquer. En ce sens, il faut bien le différencier de la dépression, puisque les troubles de l’humeur sont liés aux cycles menstruels et aux bouleversements hormonaux qu’ils peuvent causer.

C’est justement pour cette raison que le moment de l’apparition de ces troubles a une importance capitale. Le TDPM survient pendant la période prémenstruelle (également appelée la phase lutéale).

Ainsi, l’état dépressif commencera à se faire sentir environ une semaine avant les règles. Dès que les menstruations sont terminées, les femmes se sentent mieux. Il y a donc une absence de symptômes après les règles (pendant la phase folliculaire). 

Attention, si tu as les idées noires juste une fois au cours de cette période, cela ne suffit pas à caractériser le trouble dysphorique prémenstruel. Et pour cause, ce trouble est établi dès lors que les symptômes apparaissent tout au long de l’année (à tous les cycles menstruels ou presque).

Ensuite, les médecins diagnostiquent le TDPM à partir de 5 des symptômes prémenstruels mentionnés plus haut. Et surtout, il est confirmé dès lors que ces symptômes sont suffisamment graves pour perturber ton quotidien.

Bon à savoir : comme il s’agit d’un trouble menstruel, le TDPM se termine après la ménopause.

Quelles sont les causes générales du Trouble Dysphorique Prémenstruel ?

Là encore, la cause du TDPM n’est pas connue. Mais comme pour le syndrome prémenstruel, les hormones (ou les variations d’oestrogènes et progestérones) jouent évidemment un rôle. Cependant, sache que le dérèglement hormonal du TDPM n’est pas plus grand que pour le SPM. Cela dit, il semble que les cellules du corps reçoivent les informations hormonales différemment.

Outre les bouleversements hormonaux, il y a aussi des facteurs de risques :

-       une alimentation trop salée ;

-       un excès d’alcool ;

-       des chocs ou abus subis au cours de la vie ;

-       un parent souffrant des mêmes troubles.

Sache également que le trouble dysphorique prémenstruel peut intervenir à tout moment, à partir des premières menstruations. Mais les symptômes ont tendance à s’aggraver à l’approche de la ménopause.

Que faire face au TDPM ?

Pour t’aider à te sentir mieux à l’approche de tes règles, les psychothérapies restent les plus efficaces.

Mais sinon, il est aussi possible de suivre d’autres traitements :

-       Un changement de régime alimentaire : il s’agit alors de diminuer le sucre, le sel, le café, et l’alcool.

-       Une meilleure hygiène de vie : pour cela, on te recommande de pratiquer une activité physique régulière. Et pour cause, le sport a de multiples bienfaits : il libère des endorphines pour améliorer ton humeur, et il peut aussi rééquilibrer ton cycle menstruel.

-       Les traitements endocrinologiques : par exemple avec la GnRH ou l’hormone de libération de l’hormone lutéinisante (ou LH).

-       Les psychotropes : certains inhibiteurs de recapture de la sérotonine sont également préconisés, comme la fluoxétine , la sertraline, le paroxétine et le citalopram.

Dans tous les cas, l’important c’est d’apprendre à s’écouter, savoir s’entourer, en parler à ses proches et trouver de l’aide aussi auprès de professionnels de santé si besoin ! ☀️

Pour aller plus loin, n’hésite pas à écouter le super podcast La Menstruelle, qui comme son nom l’indique, traite des règles. Son épisode 06, “PLS ? Non, SPM !” te donnera encore plus de détails sur le fameux syndrome.

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