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LES DIFFÉRENTES PROTECTIONS HYGIÉNIQUES INTERNES

Si tu n’as pas le temps de lire cet article : on te fait une rapide présentation de toutes les protections hygiéniques internes que tu peux utiliser pendant tes règles. On t’explique également tout ce que tu dois savoir sur le syndrome du choc toxique (SCT) et pourquoi un rapport est établi avec certains types de protections, notamment les tampons !

Cet article concerne les protections hygiéniques internes. Si tu es plus intéressée par les protections hygiéniques externes, tu peux lire notre article à ce sujet.

Dans cet article, on passe en revue les différentes solutions qui s’offrent à nous en termes de protections de règles ! Tampons, serviettes, cups, on pense toutes connaître les solutions qui existent. Mais entre praticité, toxicité, polémiques, pollution, prix, il y a tant de critères à prendre en compte qu’on va essayer de reprendre tous ces arguments ensemble et de dresser une liste de toutes les protections et alternatives possibles !

Diverses polémiques entourent les protections internes, souvent liées à leur supposée implication dans la provocation du syndrome du choc toxique (ou SCT).

Pour éviter ce risque, ou en complément d'une protection interne, on te conseille d'utiliser les modèles classiques FEMPO : culotte menstruelleshorty ou culotte taille haute ! Pour savoir quelle culotte est faite pour toi, tu peux consulter cet article.

 

LES TAMPONS : PROTECTION HYGIÉNIQUE INTERNE LA PLUS RÉPANDUE

Ils représentent l’une des protections hygiéniques les plus vendues et les plus utilisées. Placés dans le vagin, ils absorbent le sang menstruel, puis sont retirés et jetés. Ils produisent donc de grandes quantités de déchets : on estime de 100 à 150 kg les déchets produits dus aux protections hygiéniques par une femme au cours de sa vie ! Un des reproches les plus souvent adressés aux tampons concerne leur composition : en effet, jusqu’à une récente pétition (2015) la composition des tampons était relativement opaque : les protections hygiéniques ne font pas partie d’une catégorie de produits dont les fabricants sont obligés de dévoiler la composition ! 

Quelle est la composition d’un tampon et en quoi peut-elle poser problème ? 

Lorsque l’on regarde les éléments qui composent un tampon, on s’aperçoit qu’ils sont composés de « coton purifié » c’est-à-dire un coton qui a été traité par procédé chimique. Si les marques de tampons précisent souvent que ce procédé de purification se fait sans « chlore élémentaire », il se fait toutefois avec des dérivés du chlore. Les autres éléments qui composent les tampons sont du polyester, du polypropylène, du polyéthylène et de la rayonne, qui sont des fibres dérivées du plastique. Les proportions de ces différentes composantes ne sont évidemment pas données.

De plus, le rapport établi par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) sur les protections hygiéniques révèle qu’après analyse on a trouvé des traces de glyphosate dans les tampons (une molécule présente dans des pesticides et potentiellement cancérogène) et des dioxines, qui sont des molécules qui se créent lors de la combustion de déchets industriels, et qui sont connues pour être des perturbateurs endocriniens. La responsabilité du tampon dans le syndrome du choc toxique est avérée mais elle n’est mise en cause que lorsque le tampon est porté trop longtemps.

En effet, la durée durant laquelle le tampon peut être porté dépend des flux, mais les médecins recommandent bien de le garder 4 à 6 heures maximum ! Il faut donc éviter de le porter toute la nuit.

En bref :

Zéro déchet : 0/5, Economique : ⅗, Non nocif : ⅖, Pratique : ⅘ 

 

LES TAMPONS BIO, LA SOLUTION PLUS ÉCOLOGIQUE 

A l’inverse des tampons « classiques », on ne trouve pas de traces de produits chimiques dans les tampons bio, qui sont composés, selon leurs fabricants, à 100% de coton bio ou de cellulose (de la fibre végétale) et ne comportent donc pas de traces de perturbateurs endocriniens ou autres agents cancérigènes. Toutefois, ils n’éliminent pas le risque de contracter un SCT : au contraire, le fait que les fibres qui le composent semblent plus espacées favorise l’apparition d’un milieu de culture propice aux staphylocoques dorés.

En termes d’absorption, ils offrent la même capacité que les tampons, et leur impact écologique est nettement moindre, puisqu’ils sont pour la plupart biodégradables, et recyclables. Toutefois un des arguments qui peut leur être reproché est leur prix : il faut en effet compter, en moyenne, le double du prix des tampons classiques. De plus, ces tampons ne sont pas lavables, et s’ils sont moins polluants que les tampons classiques, ils ne sont pas totalement zéro déchet ! 

En bref :

Zéro déchet : ⅗, Économique : ⅖, Non nocif : ⅗, Pratique : ⅘ 

 

LA CUP : L’ALTERNATIVE AUX TAMPONS  

Présentée comme une alternative efficace aux protections « classiques » tampons et serviettes plus particulièrement, elle est également connue sous le nom de “coupe menstruelle”. C’est une petite coupe en silicone qu’on place dans son vagin, et qui recueille le sang des menstruations. Lorsqu’elle est pleine, on la retire, la vide et la réinsère. Son entretien est minime, car elle nécessite seulement qu’on la stérilise avant et après chaque cycle.

Elle présente de nombreux autres avantages. Économique tout d’abord puisqu’elle permet en un achat de se substituer à toutes les autres protections hygiéniques. Allant de 10 à 30€ en moyenne elle est donc très rapidement rentabilisée. Écologique ensuite : puisqu’elle est lavable, elle remplace tous les tampons ou serviettes que l’on peut utiliser pendant ses règles, et l’impact sur l’environnement est donc moindre. De plus, il existe de plus en plus d’alternatives de cups menstruelles bio.

Concernant les risques sanitaires, on peut mentionner le fait que les cups soient fabriquées en silicone médical, et ne sont donc pas dérivées du pétrole. A ce jour, aucune étude n’est venue indiquer un risque particulier sur la santé par rapport à l’usage de la cup. Toutefois, comme il a été mentionné plus haut, la cup ne représente pas un moyen plus efficace qu’un autre pour se prévenir du SCT. Nous te donnerons donc la même recommandation que pour les tampons : attention à ne pas garder la coupe menstruelle trop longtemps pour éviter le syndrome du choc toxique

En bref :

Zéro déchet : ⅗, Économique : ⅖, Non nocif : ⅗, Pratique : ⅘

 

L'ÉPONGE MENSTRUELLE, LA SOLUTION MOINS CONNUE

Enfin, dans la catégorie des protections internes il faut citer l’éponge menstruelle ! Sûrement la moins connue de toutes les alternatives mentionnées précédemment, elle offre elle aussi de nombreux avantages ! Elle est relativement semblable à la cup menstruelle dans son fonctionnement : nécessitant d’être stérilisée avant son utilisation, elle se place dans le vagin, où elle absorbe le sang pendant les règles. Il en existe plusieurs tailles, mais les utilisatrices font état d’une capacité d’absorption de 4 à 5 heures.

Elle possède les mêmes avantages : économique car elle coûte de 5 à 15€, et écologique puisqu’elle permet d’éviter l’utilisation de tampons et de serviettes tous les mois. Toutefois, elle peut présenter des difficultés d’utilisation plus importantes qu’avec une cup (notamment pour l’insertion et l’extraction du vagin), et sa durée de vie est de six mois à un an. De plus, s’il s’agit d’une éponge zéro déchet car 100% naturelle pour la plupart, il faut savoir que l’éponge n’est pas une protection hygiénique vegan !

En bref :

Zéro déchet : ⅘, Économique : ⅗, Non nocif : ⅘, Pratique : ⅖

 

Voilà donc ce qui peut être dit sur les protections hygiéniques internes : tampons, cups, tampons bio. Surtout, n’hésite pas à checker l’autre partie de l’article, sur les protections hygiéniques externes (dont la culotte menstruelle).

Et si tu veux en savoir plus sur l'histoire des protections hygiéniques, tu peux consulter notre article à ce sujet !

 

N’hésite pas à nous dire si tu utilises une de ces méthodes, ou si tu l'as abandonnée, et pourquoi !