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janvier 30, 2019

Si tu n’as pas le temps de lire cet article : on te fait une brève présentation de toutes les protections hygiéniques que tu peux utiliser, en faisant une nette séparation entre les protections internes et celles externes. On t’explique également tout ce que tu dois savoir sur le Syndrome du Choc Toxique et pourquoi un rapport est établi avec certains types de protections !


Aujourd’hui on essaye de passer en revue les différentes solutions qui s’offrent à nous en termes de protections intimes ! Tampons, serviettes, cups, on pense toutes connaître les solutions qui s’offrent à nous. Mais entre praticité, toxicité, polémiques, pollution, prix, il y a tant de critères à prendre en compte ! Alors on va essayer de reprendre tous ces arguments ensemble et de dresser une liste de toutes les protections possibles !

La première catégorie que l’on va regarder de plus près est celle qui contient les protections hygiéniques internes. De plus en plus de polémiques entourent ce genre de protections, souvent liées à leur supposée implication dans la provocation de Syndrome du Choc Toxique. Si vous voulez plus d’informations sur le Syndrome du Choc Toxique, cliquez ici pour lire notre article dédié. On commence donc cette liste par :

Les Tampons

Ils représentent une des protections hygiéniques les plus vendues et des plus utilisées. Placés dans le vagin, ils absorbent le sang menstruel, puis sont retirés et jetés. Ils produisent donc de grandes quantités de déchets : on estime de 100 à 150 kg les déchets produits dus aux protections hygiéniques par une femme au cours de sa vie ! Un des reproches les plus souvent adressés aux tampons concerne leur composition : en effet, jusqu’à une récente pétition (2015) la composition des tampons était relativement opaque : les protections hygiéniques ne font pas partie d’une catégorie de produits dont les fabricants sont obligés de dévoiler la composition !

Alors quelle est la composition d’un tampon et en quoi peut-elle poser problème ? Lorsque l’on regarde les éléments qui composent un tampon on s’aperçoit qu’ils sont composés de « coton purifié » c’est-à-dire un coton qui a été traité par procédé chimique. Si les marques de tampons précisent souvent que ce procédé de purification se fait sans « chlore élémentaire », il se fait toutefois avec des dérivés du chlore. Les autres éléments qui composent les tampons sont du polyester, du polypropylène, du polyéthylène et de la rayonne, qui sont des fibres dérivées du plastique. Les proportions de ces différentes composantes ne sont évidemment pas données.

De plus, le rapport établi par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) sur les protections hygiéniques révèle qu’après analyse on a trouvé des traces de glyphosate (une molécule présente dans des pesticides et potentiellement cancérogène) et des dioxines, qui sont des molécules qui se créent lors de la combustion de déchets industriels, et qui sont connues pour être des perturbateurs endocriniens.

Enfin, la durée durant laquelle le tampon peut être porté dépend des flux, mais les médecins recommandent bien de le garder 4 à 6 heures maximum ! Il faut donc éviter de le porter toute la nuit.

 Les Tampons bio

A l’inverse des tampons « classiques », on ne trouve pas de traces de produits chimiques dans les tampons bio, qui sont composés, selon leurs fabricants, à 100% de coton bio ou de cellulose (de la fibre végétale) et ne comportent donc pas de traces de perturbateurs endocriniens ou autres agents cancérigènes. Toutefois, ils n’éliminent pas le risque de contracter un SCT : au contraire, le fait que les fibres qui le composent semblent plus espacées, favorise l’apparition d’un milieu de culture propice aux staphylocoques dorés.

En termes d’absorption, ils offrent la même capacité que les tampons, et leur impact écologique est nettement moindre, puisqu’ils sont pour la plupart biodégradables, et recyclables. Toutefois un des arguments qui peut leur être reproché est leur prix : il faut en effet compter, en moyenne, le double du prix des tampons classiques.

La Cup

Présentée comme une alternative efficace aux protections « classiques » tampons et serviettes plus particulièrement, elle est également connue sous le nom de “coupe menstruelle”. C’est une petite coupe en silicone qu’on place dans son vagin, et qui recueille le sang des menstruations. Lorsqu’elle est pleine, on la retire, la vide et la réinsère. Son entretien est minime, car elle nécessite seulement qu’on la stérilise avant chaque cycle.

Elle présente de nombreux autres avantages. Économique tout d’abord puisqu’elle permet en un achat de se substituer à toutes les autres protections hygiéniques. Allant de 10 à 30e en moyenne elle est donc très rapidement rentabilisée. Écologique ensuite : puisqu’elle est réutilisable, elle remplace tous les tampons ou serviettes que l’on peut utiliser pendant ses règles, et l’impact sur l’environnement est donc nul.

Concernant ses risques sanitaires, on peut mentionner le fait que les cups soient fabriquées en silicone médical, et ne sont donc pas dérivées du pétrole. A ce jour, aucune étude n’est venue indiquer un risque particulier sur la santé par rapport à l’usage de la cup. Toutefois, comme il a été mentionné plus haut, la cup ne représente pas un moyen plus efficace qu’un autre pour se prévenir du SCT.

 L’éponge menstruelle

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Enfin, dans la catégorie des protections internes il faut citer l’éponge menstruelle ! Surement la moins connue de toutes les solutions mentionnées précédemment elle offre elle aussi de nombreux avantages ! Elle est relativement semblable à la cup dans son fonctionnement : nécessitant d’être stérilisée avant son utilisation, elle se place dans le vagin, où elle absorbe le sang pendant les règles. Il en existe plusieurs tailles, mais les utilisatrices font état d’une capacité d’absorption de 4 à 5 heures.

Elle possède les mêmes avantages : économique car elle coûte de 5 à 15e, et écologique puisqu’elle permet d’éviter l’utilisation de tampons et de serviettes tous les mois. Toutefois, elle peut présenter des difficultés d’utilisation plus importantes qu’avec une cup (notamment pour l’insertion et l’extraction du vagin), et sa durée de vie est de six mois à un an.


Voilà donc ce qui peut être dit sur les protections hygiéniques internes : tampons, cups, tampons bio, n’hésitez pas à nous dire si vous utilisez une de ces méthodes, ou si vous l’avez abandonnée, et pourquoi ! Et surtout, n’hésitez pas à checker l’autre partie de l’article, sur les protections externes ( dont la culotte menstruelle).



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https://fempo.co/blogs/news/les-protections-hygieniques-internes-differentes-alternatives
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mieux que du spam, moins bien que riri